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Interview de Alain Legendre

Interview réalisé par Charles Tasserit le 22/08/2010


Fort-Boyard.fr : Vous avez participé 3 fois à l’émission (1991, 2003 et 2010). Laquelle vous a le plus marqué ?

Alain Legendre : Des 3 j’ai préféré la 2e. Essentiellement parce que j’ai passé la nuit sur le fort. Durant la nuit nous sommes restés seuls sur le fort avec Olivier qui est resté dans son coin. La production nous a dit : « le fort est à vous. Rendez vous demain matin à 9h pour la reprise du tournage ». C’était féérique. Seules les coursives étaient éclairées.

F-B.fr : Concernant cette venue, comment avez eu cette occasion de revenir sur le fort alors qu’à l’époque l’émission était réservée aux célébrités ?

A.L. : Suite à mes prestations de 1991 j’étais catalogué comme sportif. L’équipe était composée de Laurent Romejko, Eva Bravo, une tentatrice de l’Ile de la tentation… bref pas réellement de sportifs. Et il fallait quelqu’un qui puisse faire des épreuves un peu acrobatique. La production m’a donc appelé et m’a proposé de revenir en de me demandant si j’avais gardé la santé. J’en garde un excellent souvenir !

F-B.fr : Et ils vont ont recontactés pour 2010…

A.L. : Quand la production m’a rappelé pour me demander si j’avais gardé des contacts avec mon équipe de 1991 (Les Kadors ndlr), j’ai tout de suite pensé à Anne-Marie qui je n’avais pas revu depuis 6 ou 7 ans mais avec qui je suis allé faire du ski et du vélo avec le reste de l’équipe pendant quelques années. Pourtant on ne se connaissait pas avant 1991, notre équipe était en réalité composée de candidats d’équipes éliminées. La production n’a gardé que les personnalités qui leur ont plu pour composer une seule et même équipe de 4 femmes et 2 hommes. On était aux 4 coins de la France et la production ne nous a laissé que 3 semaines pour créer un esprit d’équipe alors qu’on ne se connaissait pas du tout.

Pour cette année je ne connaissais pas Didier et Lydia, eux aussi rappelés par la production. On ne s’est rencontré que sur l’embarcadère pour l’île d’Aix. Didier et moi étant des anciens de l’armée de l’air, le courant est passé tout de suite.

F-B.fr : Vous aviez donc un léger avantage par rapport aux autres : vous saviez dès le départ avec qui vous alliez faire équipe.

A.L. : Oui. C’est ce qui a créé les liens tout de suite on n’a pas eu besoin d’attendre le tirage au sort. Mais ça n’a pas duré très longtemps car tout le monde a découvert son équipe tout de suite en arrivant sur l’île d’Aix. En gros on avait une heure d’avance sur eux.

F-B.fr : Une chose qu’on remarque dans votre équipe et pas forcément chez les autres c’est l’impression que devant une épreuve vous saviez déjà qui devait y aller et vous ne choisissiez pas sur place.

A.L. : Le fait de se connaître et d’avoir déjà fait l’émission aide. Je suis de plus un grand fan de l’émission que je regarde dès que je peux depuis j’y ai participé ce qui fait que je connaissais les épreuves. Connaissant les points forts et les points faibles de chacun d’entre nous, je pouvais dire cette épreuve là c’est pour untel ou unetelle. Je leur ai dis dès le départ que j’étais prêt à faire toutes les épreuves sauf le père Fouras qui nous a bien embêté. Donc faîtes vous plaisir si vous avez envie de faire une épreuve faites là. Si vous n’avez pas envie moi je la fait. Je me suis lancé un défi de faire un maximum d’épreuves je me sens prêt pour tout. Lors de la 3e émission, on a laissé carte blanche aux filles qui ont décidé de ce qu’on allait faire. Elles ont faire des trucs abracadabrants comme Anne-Marie qui voulait absolument faire la bobine connaissant la difficulté de cette épreuve. Tout comme Lydia qui n’avait pas vraiment envie de faire la Tête chercheuse mais elle s’était lancé un défi.

F-B.fr : Quelle est l’épreuve dont vous êtes le plus fier d’avoir réussie ?

A.L. : Sans hésitation le manolier ! C’est une épreuve mythique j’ai vu très peu de personnes la réussir. Dès que je suis rentré j’avais la pression car je risquais d’être prisonnier. Ca n’a fait que redoubler mon envie de la réussir. Et puis je me suis fait tellement plaisir sur les autres épreuves que celle-ci pour moi c’était un mythe. Je me suis fait également fait plaisir dans la salle des tortures grâce à laquelle je me suis fait connaître en 1991. J’y ai établis un record qui n’a jamais été battu sauf cette année par… moi-même !

F-B.fr : Justement en comparant vos 2 prestations, on a vraiment l’impression que vous l’avez réalisé exactement de la même façon.

A.L. : Au niveau du montage il en ont un peu rajouté ! En permanence j’entendais Anne-Marie et les autres qui disaient « Va pas si vite on a le temps ! ». Et moi j’avais envie de m’éclater.

F-B.fr : Concernant le Père Fouras, satisfaction d’avoir enfin réussi cette épreuve lors de la finale ?

A.L. : Oui aussi ! Déjà d’y être monté mais le seul à m’avoir battu réellement c’est Augustin lors du premier duel. J’ai appris la veille qu’il était le champion des énigmes lors des castings en répondant à 13 énigmes sur 16. Le hasard a voulu que la 1re fois que je monte chez le père Fouras je tombe sur ce garçon qui est super sympa en plus. Ca m’a mis la pression. Et quand on sonne pratiquement en même temps la clochette, je me dis que je n’étais pas très loin derrière le meilleur.

F-B.fr : Revenons à la fameuse épreuve du Radeau où Anne-Cécile vous a reproché d’avoir crié pour les empêcher d’entendre le code du cadenas.

A.L. : Morgan et Anne-Cécile n’ont jamais été battus ou presque sur le Fort et se faire battre à plate couture à quasiment chaque épreuve il semble que ça les ait mis dans une grande colère. Ils font passer ça sur le manque de sportivité de notre part alors qu’ils se faisaient tout simplement battre.

F-B.fr : Concernant l’émission en elle-même, à la vue des faibles audiences de cet été on peut être inquiet pour son avenir…

A.L. : Dans cette formule là non je ne crois pas. Le concept aurait pu être bon mais je pense que ça a été développé à la va-vite et peut être sans assez de budget. Les images sont belles mais il y a trop de commentaires. C’est gonflant autant pour le téléspectateur que pour le candidat. Sur place il fallait tout répéter devant la caméra dès qu’on déconnait avec quelqu’un ça perdait tout naturel. Ils devraient rester plus longtemps sur les images des candidats dans les épreuves.

On se fout d’avoir perdu car l’image qu’on a donné nos proches en sont très fiers et on en est très contents ! On a la victoire morale, on s’est créé une petite famille à nous 4 et on a lié contact avec d’autres personnes d’autres équipes. Mais c’est entaché par cette phrase finale qui n’est pas dans l’esprit du Fort.

F-B.fr : Parlons des critiques émises sur l’émission cette année et en particulier des fidèles de l’émission. Ils lui reprochent ces interviews envahissantes et inintéressantes pour la plupart.

A.L. : Tout ça c’est ce qui nous a gonflés sur le fort. Sur l’île d’Aix on avait une équipe de journalistes sur le dos qui nous filmait faire un footing, à la cantine… c’était limite si on n’était pas filmé à la sortie des WC. Et puis les commentaires du genre « C’était bien ? » et sur le fort c’était pareil. Ils avaient le culte du sensationnel et essayaient de faire dire des méchancetés sur les autres. Ca nous a particulièrement gonflés mais on n’est jamais rentré dans le jeu de cette journaliste. Je me bats contre le fort, pas contre les autres.

F-B.fr : Comment étaient les candidats en dehors des tournages ?

A.L. : Les candidats étaient contents. Surtout la magie d’arriver au fort. J’ai été étonné de voir pas mal de gens arriver qui ne connaissaient pas Fort Boyard. Qu’est-ce qu’ils faisaient là ? C’est un jeu mythique et avec les sites existants sur le net on ne peut pas ne pas le connaitre. Nous-mêmes, on avait récupéré les plans de fort et on avait étudié les épreuves sur votre site. Eux arrivaient dans l’inconnue totale. Franchement, ce n’est pas sérieux et décevant. Ils n’écoutaient rien aux briefings et prenaient tout à la légère. Même les briefings sur la sécurité. Philippe par exemple qui a pataugé dans les épreuves comme les Pierres extérieures et le Dauphin qui pourtant ont été expliquées au briefing.

F-B.fr : Comment se sont déroulés les tournages car il y a 7 émissions pour seulement 6 jours de tournage ?

A.L. : Il y a eu 1 émission et demi le vendredi et le samedi. Ils ont tournés la 1re partie de l’émission 6 le vendredi après-midi et la 2e partie le samedi matin. Les conditions étaient difficile car il pleuvait et faisait froid. Didier n’a d’ailleurs pas pu faire le duel des Boulets sur la planche car il tremblait à cause du froid. Le duel de l’Apnée a d’ailleurs duré un moment et j’étais en maillot de bain et non en shorty comme lors du relais arbalète.

F-B.fr : Vous savez que vous avez le record de participation sur le fort ? 7 participations !

A.L. : Et ben j’espère le garder le plus longtemps possible. Peut-être qu’on aura l’occasion de se voir sur le fort !

F-B.fr : Y a-t-il eu des critères bien spécifiques lors des sélections ou était-ce vraiment ouvert à tous ?

A.L. : Oui peut-être… Outre les belles gueules, il y avait quand même des sportifs de haut niveau. D’autres n’étaient pas vraiment sportifs mais étaient de vrais battants.

F-B.fr : Je crois savoir également que vous avez déjà participé à d’autres jeux télé. Pouvez-vous nous en parler ?

A.L. : Oui 2 fois aux Forges du désert. La 1re année en tant que candidat et la 2e année en tant que testeur d’épreuves, j’ai fais testeur d’épreuve dans la piste de Xapatan et j’ai fais Le trésor de Pago-Pago que j’ai gagné j’étais à l’époque maître nageur et moniteur de plongée. Que des jeux ALP et je le dois à ma participation de 1991. Je ne suis pas excellent mais je pense être bon un peu partout en pratiquant un peu de tous les sports, donc la production a gardé le contact avec moi.

F-B.fr : Les jeux d’aventure n’ont plus l’air d’avoir la côte.

A.L. : J’ai vu sur un forum que les mauvaises audiences de Fort Boyard et de Mission Millenium, qui est une catastrophe, signifiaient la fin de ce genre. Personnellement je ne pense pas, il y en aura toujours. Je regrette la fin de la Carte aux trésors, seul jeu d’aventure que je n’ai pas fait. J’ai faillit faire Koh Lanta mais je ne peux pas me libérer autant de temps.

F-B.fr : Merci Alain de nous avoir consacré une partie de votre temps. Un dernier mot ?

A. L : Si j’ai encore l’occasion de participer à un autre jeu, je suis toujours prêt à le faire. Je me suis franchement auto-surpris. Vachement content surtout vis-à-vis de ma famille et de mes enfants qui disent « Ben Papa il a encore la santé ». Pas spécialement fier mais content. Et toujours fana de Fort Boyard !

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Commentaires

Informations

A 52 ans, Alain Legendre a participé cette année à Fort Boyard 19 ans après sa première participation au jeu en 1991. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas du tout rouillé !

En effet, lui et son équipe ont remporté 3 victoires lors des 6 émissions qualificatives de la saison et se sont retrouvés en finale qu'ils ont mené jusqu'à la salle du trésor malheureuse où ils ont finalement dû s'incliner.
Mais peu importe, la mission est amplement remplie : ils ont prouver à tout le monde qu'ils sont encore capables d'affronter les défis du fort et il ne fait nul doute que leur famille et leur entourage peuvent être fiers de leurs exploits !

Interview éditée le 05/09/2010 à la demande de personnes citées dans la version originale du 22/08/2010.

© Photos France Télévisions / Gilles Scarella – © Captures d’écran France 2 / ALP

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